Paras us de 1944
  Benny Goodman
 




Biographie

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    Né en 1909 à Chicago et décédé à New York en 1986, Benny Goodman est à jamais le « roi du swing ». Clarinettiste, arrangeur et chef d'orchestre, il fait ses classes auprès de Ben Pollack avant de former son premier groupe à New York en 1934. Animateur de l'émission Let's Dance marié à la fille de son producteur John Hammond, il est le premier leader à constituer un big band mixte entre musiciens noirs et blancs (Teddy Wilson, Lionel HamptonCootie WilliamsCharlie ChristianGene Krupa...). Très populaire, il connaît son âge d'or dans les années 1930 par des concerts à Los Angeles ou au Carnegie Hall de New York - il est le premier jazzman à s'y produire - et de nombreux succès tels « Riffin' the Scotch » (chanté par Billie Holiday), « Moon Glow » « The Glory of Love » (Helen Ward), « Sing, Sing, Sing (With a Swing) » , « Darn That Dream » (Mildred Bailey), « There'll Be Some Changes » (Louise Tobin), « Somebody Else Is Taking My Place » (Peggy Lee) ou « Taking a Chance On Love » (Helen Forrest). Après la dissolution de son big band en 1944,Benny Goodman est sollicité au cinéma ( A Song Is Born , 1948) et tourne en petite formation à travers le monde. En 1962, il est le premier musicien de jazz, américain de surcroît, à se produire en Union soviétique. Un Grammy Lifetime Achievement Award lui fut décerné à titre posthume.

    Neuvième d'une famille de douze enfants, Benjamin David Goodman voit le jour le 30 mai 1909 à Chicago (Illinois).

    Apprenti professionnel

    Fils d'immigrants juifs d'Europe de l'Est (son père, un tailleur polonais, et sa mère, une Lithuanienne, se sont rencontrés dans le Maryland), il fait l'apprentissage de la clarinette dans l'orchestre de la synagogue Kehelab Jacob. Trois ans après, il passe musicien professionnel et joue dans plusieurs formations lors de fêtes familiales jusqu'à son engagement dans l'orchestre du batteur Ben Pollack en 1925. Influencé par le jazz New Orleans de Johnny Dodds et Jimmy Noone, il participe à la riche scène chicagoane et enregistre ses premières faces pour Vocalion (1928).

    New York, New York

    L'année suivante, seulement âgé de vingt ans, il perd son père et part s'établir à New York en tant que musicien de séance et animateur radio ; il tient notamment le micro de la célèbre émission Let's Dance . Signé sur Columbia par le producteur (et futur manager) John Hammond, dont il épouse la fille Alice, Benny Goodman réalise en 1934 ses premiers succès chantés par Jack Teagarden ( « Ain't Cha Glad? » , « I Ain't Lazy, I'm Just Dreamin' »Billie Holiday ( « Riffin' the Scotch » ) ou Mildred Bailey ( « Ol' Pappy » ) et l'instrumental « Moon Glow » , classé n°1. Le clarinettiste passe ensuite chez RCA Victor où il obtient cinq nouveaux hits.

    Les Trente joyeuses

    Star des années 1930, Benny Goodman est le premier leader de big band à réunir des musiciens blancs et noirs. Son orchestre compte des solistes de grande valeur comme Teddy Wilson (piano), Lionel Hampton (vibraphone), Harry James et Cootie Williams (trompette), Charlie Christian (guitare) ou Gene Krupa (batterie), et un arrangeur de premier ordre avec Fletcher Henderson. Il est ainsi le premier musicien populaire à abolir la ségrégation raciale au sein d'un groupe. Applaudi au Palomar Ballroom de Los Angeles le 21 août 1935, il joue six mois au Congress Hotel de Chicago et signe à son retour à New York une nouvelle série de hits au swing exubérant : « It's Been So Long » , « Goody Goody » , « The Glory of Love » , « You Turn the Tables On Me » , « One O'Clock Jump » (n°1 chanté par Ella Fitzgerald), « This Year's Kisses » (Margaret McCrae), etc. Le 16 janvier 1938 est une date historique : Benny Goodman est le premier musicien de jazz à fouler la scène du Carnegie Hall de New York. Le show enregistré donnera lieu à de multiples éditions.

    Le roi du swing

    Celui que l'on surnomme depuis « le roi du swing » est sollicité au cinéma ( The Big Broadcast of 1937 ,  Camel Caravan ). En trio, quartette, sextette ou big band, il continue de composer ou interpréter de nombreux titres appelés à devenir des standards ( « Don't Be That Way » , « I Let a Song Go Out of My Heart » , « Sing, Sing, Sing (With a Swing) » , « And the Angels Sing » , « Darn That Dream » ... ). Son exigence envers ses musiciens lui fait parfois perdre des talents précieux (Gene Krupa, Harry James) dans une compétition engagée face à Glenn Miller et Artie Shaw. En 1941, après une opération, il revient au sommet avec « There'll Be Some Changes Made » (Louise Tobin), « Somebody Else Is Taking My Place » (Peggy Lee) et « A String of Pearls » , suivis du grand succès « Taking a Chance On Love » (Helen Forrest). 
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  •  Source : http://www.music-story.com/benny-goodman/biographie
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